Personnes désorientées et dé-confinement, des mesures sur mesure

Juin 3, 2020 by

Personnes désorientées et déconfinement, des mesures sur mesure

 

En Belgique, on compte plus de 200 000 personnes atteintes de maladies de type Alzheimer. Selon une enquête de l’AViQ de 2018, la proportion moyenne de personnes ayant des difficultés cognitives représente 42,7% des résidents en maison de repos en Wallonie. Ces personnes vieillissent neurologiquement d’autant plus vite qu’elles ne sont plus stimulées, rassurées dans leurs angoisses et entourées physiquement par l’affection des leurs. Sont-elles condamnées à la non-assistance pour les semaines, mois ou quelques années qu’il leur reste à vivre ?

Dès le début de l’épidémie, nos associations, les ASBL Alzheimer Belgique, Le Bien Vieillir et Senoah ont craint le confinement et ses effets délétères à court, moyen et long terme sur la santé mentale et physique des personnes âgées vivant en maison de repos et de soins (MRS) et en particulier de celles qui présentent des difficultés cognitives. Cette inquiétude est fondée sur les témoignages que nos associations recueillent quotidiennement et qui abondent en ce sens. Des proches inquiets, des résidents qui expriment leur solitude, des soignants désemparés, qui rapportent un sentiment d’abandon, de manque, de tristesse, de perte de repères.  

La gestion de l’épidémie, et en particulier de la crise en maison de repos, est complexe. Et loin de nous l’idée qu’ « il n’y a qu’à » pour tout arranger. En revanche, nous souhaitons attirer l’attention des pouvoirs publics et des citoyens sur l’impact des mesures de confinement sur la santé des personnes désorientées et ce, afin d’anticiper de manière appropriée le déconfinement des établissements d’accueil et d’hébergement de personnes à besoins spécifiques. Pour ce faire, nous avons décidé de mettre en lumière le témoignage d’un proche d’une résidente en MRS,  qui résume à lui seul les enjeux du déconfinement

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